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    Retraite en Italie : flat tax, soins de santé et checklist pour partir serein

     

    Couple de retraités français souriant autour d'un café en terrasse dans un village italien ensoleillé, entouré d'architecture traditionnelle et d'oliviers en fleurs

    Soleil toute l’année, gastronomie incomparable, art de vivre à la dolce vita – l’Italie fait rêver des millions de Français. Mais au-delà du rêve, elle offre aussi des conditions fiscales et administratives particulièrement attractives pour les retraités étrangers. Flat tax à 7 %, couverture santé européenne, coût de la vie souvent inférieur à celui des grandes villes françaises… les arguments sont solides. Encore faut-il savoir comment s’y prendre. Ce guide vous donne toutes les clés pour préparer votre retraite en Italie sereinement, étape par étape.

    Pourquoi choisir l’Italie pour sa retraite ?

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    L’Italie n’est pas seulement une belle destination de vacances — c’est l’un des pays d’Europe les plus accueillants pour les retraités étrangers, à condition de bien choisir sa région et de connaître les règles du jeu.

    Le coût de la vie y est en moyenne 15 à 25 % inférieur à celui de Paris ou Lyon, notamment dans les régions du Sud comme la Sicile, la Calabre, les Pouilles ou la Sardaigne. Un appartement de 80 m² en centre-ville de Catane ou de Lecce coûte souvent moins de 700 € par mois en location — charges comprises. La nourriture, les restaurants et les transports locaux restent très abordables.

    Sur le plan administratif, les ressortissants français bénéficient de la liberté de circulation au sein de l’Union européenne. Pas de visa nécessaire, pas de quota. Vous vous installez, vous vous inscrivez à la commune (Comune), et vous devenez résident. La procédure est simple, mais elle déclenche des obligations fiscales qu’il vaut mieux anticiper.

    Enfin, le cadre de vie est un argument en soi : patrimoine UNESCO, mer, montagne, villages médiévaux, culture omniprésente… L’Italie offre une qualité de vie difficile à égaler en Europe.

    La flat tax à 7 % : l’avantage fiscal qui change tout

    Documents fiscaux italiens posés sur un bureau en bois avec un stylo, une tasse de café et un petit drapeau italien, symbolisant la fiscalité avantageuse pour les retraités en Italie

    C’est sans doute l’argument le plus puissant pour attirer les retraités étrangers en Italie. Depuis 2019, l’Italie propose un régime fiscal exceptionnel appelé flat tax à 7 % (article 24-ter du Tuir), spécifiquement conçu pour les retraités percevant des revenus de source étrangère.

    Comment fonctionne ce régime ?

    Si vous êtes retraité français et que vous décidez de vous installer dans une commune italienne éligible de moins de 20 000 habitants — principalement dans les régions du Sud (Sicile, Sardaigne, Calabre, Campanie, Basilicate, Molise, Pouilles, Abruzzes) —, vous pouvez opter pour ce régime et payer un impôt forfaitaire de seulement 7 % sur l’ensemble de vos revenus étrangers, quelle que soit leur nature : pension de retraite, revenus locatifs en France, dividendes, etc.

    Quelles sont les conditions ?

    • Ne pas avoir été résident fiscal en Italie durant les 5 années précédant la demande
    • S’installer dans une commune de moins de 20 000 habitants dans les régions éligibles
    • Faire la demande lors de la première déclaration de revenus italienne (modèle 730 ou Redditi PF)
    • Le régime est valable 10 ans, renouvelable sous conditions

    Quel est l’avantage concret ?

    En France, une pension mensuelle de 2 500 € brut est soumise à l’impôt sur le revenu selon le barème progressif, qui peut atteindre 30 % ou plus. Avec la flat tax italienne à 7 %, l’économie est considérable. Sur une année, un retraité percevant 30 000 € brut pourrait économiser plusieurs milliers d’euros par rapport à une imposition classique.

    Important : La France et l’Italie ont signé une convention fiscale bilatérale.
    Une fois résident fiscal en Italie, vous ne payez en principe plus l’impôt en France sur votre pension — sauf cas particuliers (comme les fonctionnaires de l’État, par exemple).

    Il peut toutefois exister des situations de double imposition selon les cas spécifiques, c’est pourquoi il est fortement recommandé de consulter un expert fiscal spécialisé avant de prendre une décision.

    Taxes et impôts en Italie : ce que vous devez savoir

    5 conseils pour vivre sa retraite en Italie

    Au-delà de la flat tax, comprendre le système fiscal italien dans son ensemble vous évitera les mauvaises surprises. Voici les principales taxes auxquelles vous serez potentiellement soumis en tant que retraité résident en Italie.

    L’IRPEF (équivalent de l’impôt sur le revenu)

    Si vous n’optez pas pour la flat tax à 7 %, vos revenus seront soumis à l’IRPEF (Imposta sul Reddito delle Persone Fisiche), l’impôt sur le revenu des personnes physiques. Il est progressif, avec des tranches allant de 23 % à 43 %. Pour la grande majorité des retraités, la flat tax reste donc bien plus avantageuse.

    L’IMU (taxe foncière)

    Si vous achetez un bien immobilier en Italie, vous serez redevable de l’IMU (Imposta Municipale Propria), l’équivalent de la taxe foncière française. Le taux varie selon les communes (entre 0,4 % et 1,06 % de la valeur cadastrale). Bonne nouvelle : si votre logement est votre résidence principale (prima casa), vous en êtes exonéré.

    La TVA (IVA)

    Le taux de TVA standard en Italie est de 22 %, avec des taux réduits à 10 % (restauration, hôtellerie) et 4 % (produits alimentaires de base). Rien d’exceptionnel à signaler pour un retraité, mais il est bon de le savoir.

    Double résidence fiscale : attention au risque

    Si vous conservez un pied-à-terre en France tout en vivant principalement en Italie, vous devez impérativement établir clairement votre résidence fiscale. Le fisc français peut contester votre départ si vous conservez des liens forts avec la France (famille, comptes bancaires, activités). La règle des 183 jours (résider plus de la moitié de l’année en Italie) est un critère clé, mais pas le seul.

    Formulaire S1 : votre sésame pour les soins de santé en Italie

    Formulaire S1 européen de prise en charge des soins de santé à l'étranger posé sur un bureau blanc, avec un stylo bleu et le drapeau de l'Union européenne en arrière-plan flou

     

    C’est l’une des questions les plus fréquentes des futurs retraités expatriés : “Serai-je couvert médicalement en Italie ?” La réponse est oui — à condition d’accomplir les bonnes démarches avant votre départ.

    Qu’est-ce que le formulaire S1 ?

    Le formulaire S1 (anciennement E121) est un document européen qui permet à un retraité de bénéficier des soins de santé dans son pays de résidence — ici l’Italie — aux frais de son pays d’affiliation, c’est-à-dire la France via l’Assurance Maladie.

    En clair : vous vivez en Italie, vous êtes soigné par le système de santé italien (Servizio Sanitario Nazionale, SSN), et c’est la Caisse Primaire d’Assurance Maladie française (CPAM) qui rembourse les dépenses à la caisse italienne correspondante.

    Comment obtenir le formulaire S1 ?

    1. Contactez votre CPAM avant de partir et signalez votre installation en Italie
    2. Demandez explicitement le formulaire S1 (formulaire de liaison pour soins de santé à l’étranger)
    3. Une fois obtenu, remettez-le à l’ASL (Azienda Sanitaria Locale) de votre commune en Italie
    4. Vous serez alors enregistré dans le SSN et pourrez choisir un médecin traitant (medico di base)

    Qui peut en bénéficier ?

    Tout retraité percevant une pension française (retraite de base ou complémentaire), qu’il soit affilié à la CNAV, à la MSA ou à un autre régime. Les conjoints à charge peuvent également bénéficier de la couverture via le S1 du titulaire de pension.

    Conseil : n’attendez pas d’être arrivé en Italie pour faire cette démarche. Lancez la procédure au moins 3 mois avant votre départ, les délais administratifs pouvant varier.

    Soins de santé en Italie : comment ça fonctionne pour un retraité français ?

    Une fois votre formulaire S1 enregistré auprès de l’ASL locale, vous intégrez le Servizio Sanitario Nazionale (SSN), le système de santé public italien. Voici ce que cela signifie concrètement.

    Le médecin traitant (medico di base)

    Comme en France avec le médecin traitant, vous choisissez un médecin de famille en Italie. C’est lui qui vous orientera vers les spécialistes, rédigera les ordonnances et assurera le suivi de votre santé. Les consultations chez le médecin traitant sont gratuites pour les inscrits au SSN.

    Les spécialistes et les examens

    Pour consulter un spécialiste ou passer des examens, vous aurez besoin d’une prescription de votre médecin traitant. Une participation aux frais (ticket sanitario) peut être demandée — généralement entre 20 et 50 €. Les retraités aux revenus modestes peuvent bénéficier d’exemptions (esenzioni).

    Les médicaments

    Les médicaments essentiels sont partiellement ou totalement remboursés selon leur classification (classe A, B ou C). Un ticket peut s’appliquer selon votre région et votre situation personnelle.

    Faut-il souscrire une mutuelle complémentaire ?

    Le SSN est un bon filet de sécurité, en pratique, peu de personnes souscrivent une mutuelle privée en Italie, car le système de santé public fonctionne déjà de manière assez complète, un peu comme une mutuelle intégrée.

    Cependant, certains expatriés choisissent tout de même de souscrire une mutuelle internationale pour accéder à des soins privés dans de meilleures conditions et réduire les délais.

    Des acteurs comme April Expat, AXA International ou Cigna proposent des formules adaptées aux retraités européens.

    Checklist : préparer sa retraite en Italie pas à pas

    Entrée d'un hôpital public italien moderne avec une infirmière souriante en uniforme blanc, signalétique en italien indiquant les urgences, ambiance lumineuse et rassurante

    Voici une liste pratique des étapes clés à suivre pour organiser votre installation en Italie sans stress :

    6 à 12 mois avant le départ

    • ☐ Choisir votre région et votre commune (éligibilité à la flat tax ?)
    • ☐ Consulter un conseiller fiscal franco-italien pour optimiser votre situation
    • ☐ Vérifier la convention fiscale France-Italie pour votre type de pension
    • ☐ Estimer votre budget mensuel en Italie (logement, alimentation, santé, loisirs)
    • ☐ Prévoir un ou plusieurs séjours de repérage dans la région choisie

    3 à 6 mois avant le départ

    • ☐ Contacter votre CPAM pour demander le formulaire S1
    • ☐ Informer votre caisse de retraite de votre futur changement de résidence
    • ☐ Obtenir votre codice fiscale (numéro fiscal italien) auprès du consulat d’Italie en France
    • ☐ Anticiper la vente ou la mise en location de votre logement en France si nécessaire

    À l’arrivée en Italie

    • ☐ S’inscrire à l’anagrafe (registre de la population) de votre commune
    • ☐ Déposer le formulaire S1 auprès de l’ASL locale
    • ☐ Ouvrir un compte bancaire italien
    • ☐ Choisir votre médecin traitant (medico di base)
    • ☐ Déclarer votre changement de résidence aux impôts français
    • ☐ Souscrire une assurance habitation et, si souhaité, une mutuelle internationale
    • ☐ Faire enregistrer votre adresse au consulat de France en Italie (recommandé)

    Première année de résidence

    • ☐ Déposer votre première déclaration de revenus italienne et opter pour la flat tax à 7 % si éligible
    • ☐ Vérifier que vos pensions arrivent bien sur votre compte bancaire italien
    • ☐ Contacter un commercialista (expert-comptable italien) pour votre suivi fiscal annuel

    Conclusion

    Prendre sa retraite en Italie, c’est bien plus qu’un choix de style de vie — c’est une décision qui peut s’avérer fiscalement et médicalement très avantageuse pour un retraité français. La flat tax à 7 %, l’accès au système de santé via le formulaire S1, un coût de la vie modéré dans de nombreuses régions : les atouts sont réels et concrets.

    Mais pour en profiter pleinement, la clé est l’anticipation. Plus vous préparez votre départ tôt — en consultant les bons experts, en accomplissant les démarches dans l’ordre — plus votre installation sera sereine. La dolce vita ne s’improvise pas, elle se prépare.

    Le message clé à retenir : commencez vos démarches au moins 6 mois avant votre départ, et entourez-vous d’un conseiller fiscal spécialisé Franco-Italien. C’est l’investissement le plus rentable que vous puissiez faire avant de poser vos valises sous le soleil italien.

    FAQ — Retraite en Italie

    Dois-je payer des impôts en France si je suis retraité résident en Italie ?

    En règle générale, non. La convention fiscale entre la France et l’Italie prévoit que les pensions privées (retraite du secteur privé, complémentaires) sont imposables uniquement dans le pays de résidence. Cependant, les pensions des fonctionnaires de l’État français restent imposables en France, même si vous vivez en Italie. Consultez un conseiller fiscal pour connaître votre situation précise.

    Puis-je bénéficier de la flat tax à 7 % si j’habite dans une grande ville comme Rome ou Milan ?

    Non. Ce régime est réservé aux communes de moins de 20 000 habitants, situées dans des régions spécifiques du Sud de l’Italie (Sicile, Sardaigne, Calabre, Campanie, Basilicate, Molise, Pouilles, Abruzzes). Si vous choisissez de vous installer à Rome, Milan ou Florence, vous serez soumis au régime IRPEF classique.

    Ma femme/mon mari peut-il être couvert par le système de santé italien grâce à mon formulaire S1 ?

    Oui, sous conditions. Un conjoint à charge (sans propre droit à la retraite ou sans activité professionnelle) peut être rattaché à votre formulaire S1 et bénéficier ainsi de la couverture du SSN. Si votre conjoint perçoit sa propre pension française, il devra faire sa propre demande de formulaire S1 auprès de sa CPAM.

    Nos clients témoignent

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