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Fiscalité en Italie : tout ce que les Français doivent savoir

Comprendre le système fiscal italien est indispensable avant de s'installer, d'investir ou de prendre sa retraite en Italie. IRPEF, flat tax, régime des impatriés, impôts immobiliers... nos experts francophones vous guident à chaque étape.

Fiscalité en Italie - guide pour les Français

Vous êtes Français et vous envisagez de vivre, travailler ou prendre votre retraite en Italie ? La fiscalité italienne recèle des opportunités exceptionnelles — flat tax, régime des impatriés, taux retraités à 7 % — mais aussi des subtilités à maîtriser pour éviter les erreurs coûteuses. Ce hub fiscal centralise tous les guides essentiels rédigés par nos experts francophones.

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7 %
Flat tax retraités
Sur revenus étrangers pendant 9 ans au Mezzogiorno
200 K€
Flat tax néo-résidents
Forfait annuel sur revenus étrangers, valable 15 ans max
50 %
Régime des impatriés
D'abattement sur les revenus d'activité en Italie pendant 5 ans
4 %
Droits de succession
En ligne directe avec 1 M€ d'abattement par héritier

Comprendre la fiscalité en Italie : les bases pour les Français

La fiscalité en Italie repose sur un principe fondamental : la résidence fiscale. Une personne est considérée comme résidente fiscale italienne si elle séjourne en Italie au moins 183 jours par an (182 en année bissextile), y maintient son domicile (centre de ses intérêts vitaux) ou y est inscrite au registre de la population résidente. Cette règle est déterminante car les résidents italiens sont imposés sur leurs revenus mondiaux (worldwide income), tandis que les non-résidents ne le sont que sur leurs revenus de source italienne.

Pour un Français qui s'installe en Italie, comprendre ce basculement de résidence fiscale est essentiel. La convention fiscale franco-italienne permet d'éviter la double imposition, mais son application nécessite une connaissance précise des règles des deux pays.


Le barème IRPEF 2026 : tranches et taux d'imposition {#irpef-2026}

L'IRPEF (Imposta sul Reddito delle Persone Fisiche) est l'impôt sur le revenu progressif italien, applicable aux résidents fiscaux italiens sur leurs revenus mondiaux. Le barème 2026 comprend trois tranches :

Tranche de revenu annuelTaux IRPEF
Jusqu'à 28 000 €23 %
De 28 001 € à 50 000 €35 %
Au-delà de 50 000 €43 %

À ces taux nationaux s'ajoutent des surtaxes régionales (généralement entre 1,23 % et 3,33 %) et des surtaxes communales (jusqu'à 0,8 %), ce qui peut porter la pression fiscale totale à près de 47 % sur les hauts revenus.

L'IRPEF s'applique sur six catégories de revenus : emploi salarié, revenus d'entreprise, professions libérales et freelances, revenus de capitaux (intérêts, dividendes), revenus fonciers et immobiliers, et autres revenus prévus par la loi.

Les impôts sur le capital et le patrimoine

En dehors du barème progressif, les revenus financiers (intérêts, dividendes, plus-values mobilières) sont soumis à un prélèvement forfaitaire de 26 %. Pour les résidents italiens détenant des biens ou actifs à l'étranger :

  • IVIE : impôt sur les biens immobiliers étrangers — 1,06 % de leur valeur depuis 2024
  • IVAFE : impôt sur les actifs financiers étrangers — 0,2 % de leur valeur

Ces deux impôts sont souvent méconnus des Français qui s'installent en Italie en conservant leur patrimoine en France. Il est crucial de les anticiper avec un expert fiscal.


Régimes de faveur : les dispositifs fiscaux avantageux en Italie

L'Italie propose plusieurs régimes fiscaux spéciaux sans équivalent en France, qui permettent des économies d'impôts considérables selon votre profil.

1. Flat tax à 7 % pour les retraités étrangers

C'est probablement le régime le plus avantageux pour les retraités français souhaitant s'installer en Italie. Il permet de payer un impôt forfaitaire de seulement 7 % sur l'ensemble des revenus de source étrangère (pension de retraite française incluse) pendant 9 ans.

Conditions : s'installer dans une commune de moins de 20 000 habitants dans les régions éligibles du Mezzogiorno (Sicile, Sardaigne, Calabre, Campanie, Basilicate, Abruzzes, Molise ou Pouilles) et ne pas avoir été résident fiscal en Italie au cours des 5 dernières années.

En savoir plus sur la retraite en Italie à 7 %

2. Flat tax forfaitaire pour nouveaux résidents

Ce régime permet à un nouveau résident de payer un forfait annuel fixe de 200 000 € sur l'ensemble de ses revenus de source étrangère, quelle qu'en soit la nature ou le montant réel (depuis la réforme d'août 2024). Valable 15 ans maximum, il nécessite d'avoir été non-résident en Italie pendant au moins 9 des 10 années précédant l'installation.

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3. Régime des impatriés (rientro dei cervelli)

Destiné aux travailleurs salariés ou indépendants qui transfèrent leur résidence fiscale en Italie. Depuis le 1er janvier 2024 :

  • Abattement de 50 % du revenu imposable d'activité en Italie (60 % avec au moins un enfant mineur)
  • Plafond de 600 000 € par an
  • Durée de 5 ans, prorogeable de 3 ans

4. Cédolare secca (revenus locatifs)

Alternative à l'IRPEF pour les revenus locatifs : un impôt forfaitaire de 21 % (ou 10 % pour les contrats à loyer encadré), nettement plus simple et souvent plus avantageux que le barème progressif.

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Fiscalité Italie vs France : comparaison pour les Français

Pour un Français de classe moyenne supérieure (revenu 60 000 €/an, patrimoine 500 000 €), voici les grands points de divergence entre les deux systèmes fiscaux :

CritèreItalieFrance
Taux marginal IR (> 50 000 €)43 % + surtaxes ≈ 47 %41 % + CSG/CRDS ≈ 46,5 %
Flat tax sur revenus du capital26 %30 % (PFU)
Droits de succession (ligne directe)4 % avec 1 M€/enfantJusqu'à 45 % avec 100 000 €/enfant
Impôt sur la fortuneIVIE/IVAFE sur actifs étrangersIFI résiduel sur immobilier
Régimes spéciauxFlat tax, 7 %, impatriésAucun équivalent

Conclusion : Sans régime spécial, les deux systèmes sont comparables sur les revenus d'activité. Mais les droits de succession italiens sont spectaculairement plus favorables, et les régimes spéciaux italiens n'ont aucun équivalent français pour les retraités, nouveaux résidents et travailleurs impatriés.


Les droits de succession en Italie : un avantage méconnu

Les droits de succession italiens sont nettement plus favorables qu'en France :

  • 4 % en ligne directe (enfants, conjoints) avec un abattement de 1 million d'euros par héritier
  • 6 % pour les frères et sœurs avec un abattement de 100 000 € par héritier
  • 8 % pour les héritiers en ligne indirecte (sans abattement spécifique)

À titre de comparaison, en France, le taux marginal de succession entre parents et enfants peut atteindre 45 % au-delà de 1,8 million d'euros (après l'abattement de 100 000 € par enfant). L'écart est considérable pour les patrimoines importants.

Guide complet sur les successions en Italie


Fiscalité italienne pour les Français : les points de vigilance

La résidence fiscale : un basculement total

Dès lors que vous devenez résident fiscal en Italie, vous devez déclarer et potentiellement payer des impôts en Italie sur l'ensemble de vos revenus mondiaux, y compris vos revenus fonciers français, vos dividendes et vos revenus d'épargne. La convention fiscale franco-italienne encadre les cas de double imposition, mais son application pratique est complexe.

Les actifs français restent dans le viseur du fisc italien

Un Français devenu résident fiscal en Italie doit déclarer ses actifs financiers et immobiliers détenus en France via le formulaire RW de la déclaration fiscale italienne. L'IVIE et l'IVAFE s'appliquent alors sur ces actifs, même si des crédits d'impôt permettent de neutraliser partiellement la double taxation.

Le codice fiscale : premier sésame administratif

Avant toute démarche fiscale ou administrative en Italie, vous aurez besoin de votre code fiscal italien (codice fiscale). Ce numéro est obligatoire pour ouvrir un compte bancaire, signer un contrat de location ou d'achat immobilier, ou accéder aux services publics.

Comment obtenir votre code fiscal en Italie


Nos ressources et services pour votre fiscalité en Italie

Allerenitalie.com accompagne les francophones dans toutes leurs démarches fiscales en Italie depuis plus de 10 ans. Nos experts bilingues vous proposent :

  • Une analyse personnalisée de votre situation fiscale franco-italienne
  • Un accompagnement pour l'optimisation fiscale (choix du régime le plus avantageux)
  • La gestion de vos obligations déclaratives en Italie
  • Des webinaires gratuits sur la fiscalité italienne

Retrouvez également nos guides connexes sur l'immobilier en Italie, sur vivre en Italie et sur travailler en Italie.

La flat tax italienne : jusqu'à 200 000 € d'impôt forfaitaire annuel

Introduite en 2017, la flat tax pour nouveaux résidents est l'un des régimes fiscaux les plus attractifs d'Europe. Elle permet de substituer à l'imposition ordinaire sur les revenus étrangers un forfait annuel fixe, quel que soit le montant réel de ces revenus.

Depuis la réforme d'août 2024, ce forfait a été porté à 200 000 € par an (contre 100 000 € auparavant). Le régime est valable pour une durée maximale de 15 ans. Les membres de la famille peuvent également en bénéficier, au coût de 25 000 € supplémentaires par personne.

Pour les retraités, le régime à 7 % dans le Mezzogiorno offre une alternative encore plus accessible : un impôt forfaitaire sur tous les revenus étrangers pendant 9 ans, en s'installant dans une commune rurale du sud de l'Italie.

Découvrir la flat tax en détail Retraite en Italie à 7 %

Flat tax italienne pour nouveaux résidents français
Nos services fiscaux

Optimisez votre fiscalité en Italie avec nos experts

Aller en Italie accompagne les francophones dans l'optimisation de leur situation fiscale en Italie depuis plus de 10 ans. Nos experts bilingues vous guident vers le régime le plus avantageux pour votre profil.

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Vos questions

Questions fréquentes sur la fiscalité en Italie

Nos experts francophones répondent aux questions les plus courantes des Français qui s'installent ou investissent en Italie.

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Comment fonctionne la fiscalité en Italie pour un Français ?
Un Français qui transfère sa résidence fiscale en Italie est imposé sur ses revenus mondiaux via l'IRPEF, l'impôt progressif italien. Le barème IRPEF 2026 est : 23 % jusqu'à 28 000 €, 35 % de 28 001 € à 50 000 €, et 43 % au-delà. Il existe cependant plusieurs régimes spéciaux très avantageux : la flat tax pour nouveaux résidents (forfait annuel de 200 000 €), le régime des impatriés (50 % d'abattement sur les revenus d'activité) et la flat tax à 7 % pour les retraités s'installant dans le Mezzogiorno. La convention fiscale franco-italienne permet d'éviter la double imposition.

Quelles sont les tranches de l'IRPEF en 2026 ?
Le barème IRPEF 2026 comprend trois tranches : 23 % sur les revenus jusqu'à 28 000 €, 35 % de 28 001 € à 50 000 €, et 43 % au-delà de 50 000 €. À ces taux nationaux s'ajoutent des surtaxes régionales (entre 1,23 % et 3,33 %) et des surtaxes communales (jusqu'à 0,8 %), ce qui peut porter la pression fiscale totale à près de 47 % sur les hauts revenus. Des régimes spéciaux permettent de s'affranchir partiellement ou totalement de ce barème.

Qu'est-ce que la flat tax italienne et qui peut en bénéficier ?
La flat tax italienne pour nouveaux résidents permet de remplacer l'imposition ordinaire sur les revenus de source étrangère par un forfait annuel fixe de 200 000 € (depuis août 2024), quel que soit le montant réel de ces revenus. Elle est accessible aux personnes qui n'ont pas été résidentes fiscales en Italie pendant au moins 9 des 10 dernières années. Elle est valable pendant 15 ans maximum. C'est un régime particulièrement intéressant pour les chefs d'entreprise, investisseurs et retraités disposant de revenus étrangers importants.

Quelle est la flat tax à 7 % pour les retraités en Italie ?
Le régime à 7 % permet aux retraités étrangers — dont les retraités français — de payer un impôt forfaitaire de seulement 7 % sur l'ensemble de leurs revenus de source étrangère (pension de retraite comprise) pendant 9 ans. Pour en bénéficier, le retraité doit s'installer dans une commune de moins de 20 000 habitants dans l'une des régions éligibles du Mezzogiorno : Sicile, Sardaigne, Calabre, Campanie, Basilicate, Abruzzes, Molise ou Pouilles. Il ne doit pas avoir été résident fiscal en Italie au cours des 5 dernières années. C'est l'un des régimes de retraite les plus attractifs d'Europe.

La fiscalité italienne est-elle plus avantageuse que la fiscalité française ?
Cela dépend entièrement de votre profil. Sans régime spécial, l'IRPEF italienne (43 % au-delà de 50 000 €) est comparable à l'imposition française. En revanche, les droits de succession italiens sont bien plus favorables (4 % avec 1 million d'euros d'abattement par enfant, contre 45 % en France au-delà de 1,8 M€). La flat tax sur le capital est de 26 % en Italie contre 30 % en France (PFU). Et pour les retraités, entrepreneurs ou nouveaux résidents fortunés, les régimes spéciaux italiens (flat tax, 7 %, impatriés) offrent une fiscalité sans équivalent en France.

Les Français doivent-ils déclarer leur patrimoine français quand ils vivent en Italie ?
Oui. Un résident fiscal en Italie doit déclarer annuellement ses actifs détenus à l'étranger (dont en France) dans la section RW de sa déclaration fiscale italienne. Deux impôts patrimoniaux s'appliquent alors : l'IVIE sur les biens immobiliers étrangers (1,06 % depuis 2024) et l'IVAFE sur les actifs financiers étrangers (0,2 %). Des crédits d'impôt permettent de neutraliser partiellement la double taxation grâce à la convention franco-italienne.

Quels sont les impôts italiens sur les revenus immobiliers ?
Les revenus locatifs en Italie sont soumis à l'IRPEF au barème progressif, ou optionnellement à la cedolare secca, un régime forfaitaire simplifié au taux de 21 % (ou 10 % pour les contrats à loyer encadré). Des taxes locales s'ajoutent : l'IMU (taxe foncière) et la TARI (taxe sur les ordures ménagères). Notre guide dédié aux impôts immobiliers en Italie détaille l'ensemble de ces charges.

Comment obtenir le code fiscal italien (codice fiscale) ?
Le code fiscal italien est indispensable pour toute démarche administrative, financière ou immobilière en Italie. Il peut être obtenu auprès du consulat italien de votre pays de résidence, directement dans un bureau de l'Agenzia delle Entrate en Italie, ou via un mandataire. La procédure est gratuite et prend généralement quelques jours à quelques semaines selon le cas.