Retraite en Italie : flat tax, soins de santé et checklist pour partir serein
Flat tax à 7 %, formulaire S1, checklist complète : tout ce qu'un retraité français doit savoir pour s'installer sereinement en Italie.

Soleil toute l'année, gastronomie incomparable, art de vivre à la dolce vita — l'Italie fait rêver des millions de Français. Mais au-delà du rêve, elle offre aussi des conditions fiscales et administratives particulièrement attractives pour les retraités étrangers. Flat tax à 7 %, couverture santé européenne, coût de la vie souvent inférieur à celui des grandes villes françaises… les arguments sont solides. Ce guide complet sur la retraite en Italie vous donne toutes les clés pour préparer votre installation sereinement, étape par étape — de la fiscalité au formulaire S1, jusqu'à la checklist de départ.
Quel régime fiscal italien est vraiment fait pour vous ?
Neo-residenti, impatriés, 7 % retraités, cedolare secca… Le bon choix peut changer votre imposition du tout au tout. En 30 minutes, on l'analyse pour votre situation — pas en théorie.
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Pourquoi choisir l'Italie pour sa retraite ?
L'Italie n'est pas seulement une belle destination de vacances — c'est l'un des pays d'Europe les plus accueillants pour les retraités étrangers, à condition de bien choisir sa région et de connaître les règles du jeu.
Le coût de la vie y est en moyenne 15 à 25 % inférieur à celui de Paris ou Lyon, notamment dans les régions du Sud comme la Sicile, la Calabre, les Pouilles ou la Sardaigne. Un appartement de 80 m² en centre-ville de Catane ou de Lecce coûte souvent moins de 700 € par mois en location — charges comprises. La nourriture, les restaurants et les transports locaux restent très abordables.
Sur le plan administratif, les ressortissants français bénéficient de la liberté de circulation au sein de l'Union européenne. Pas de visa nécessaire, pas de quota. Vous vous installez, vous vous inscrivez à la commune (Comune), et vous devenez résident. La procédure est simple, mais elle déclenche des obligations fiscales qu'il vaut mieux anticiper — notre guide sur la résidence en Italie détaille chaque étape.
Enfin, le cadre de vie est un argument en soi : patrimoine UNESCO, mer, montagne, villages médiévaux, culture omniprésente… Des régions comme la Calabre ou la Sardaigne offrent une qualité de vie difficile à égaler en Europe, avec en prime un accès direct aux avantages fiscaux décrits ci-dessous.
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Créer mon offre →Le régime 7 % (art. 24-ter) en bref
L'article 24-ter du TUIR (Testo Unico delle Imposte sui Redditi) a introduit en 2019 un régime fiscal spécial pour les retraités étrangers qui s'installent dans certaines communes italiennes. Son principe est simple et radical : tous vos revenus de source étrangère sont imposés à un taux fixe de 7 %, pendant une durée maximale de 10 ans.
Ce taux unique remplace le barème progressif de l'IRPEF (23 % à 43 %) et s'applique indifféremment à :
- Votre pension de retraite de base et complémentaire versée depuis la France
- Vos revenus locatifs perçus en France
- Vos dividendes et plus-values de source étrangère
- Tout autre revenu de source non italienne
En pratique, sur une pension annuelle de 30 000 €, l'économie par rapport au barème IRPEF classique peut représenter 5 000 à 7 000 € par an. Sur dix ans, l'avantage cumulé est considérable. C'est l'une des raisons pour lesquelles l'Italie est devenue l'une des destinations de retraite les plus attractives d'Europe pour les Français.
| Régime | Taux applicable | Impôt estimé | Gain annuel |
|---|---|---|---|
| IRPEF progressif (Italie) | 23 % – 35 % | ~7 500 – 9 500 € | — |
| Flat tax art. 24-ter | 7 % forfaitaire | ~2 100 € | ~5 400 – 7 400 € |
| Impôt sur le revenu (France, si non-résident IT) | Barème progressif | ~3 000 – 5 500 € | Variable |
ILS PARLENT DE NOUS
☆4.9/5 · Trustpilot« Fondée sur une solide expérience du terrain et une connaissance approfondie des procédures italiennes. »
Jessica Colpin, co-fondatrice — Maisons & Jardins France, janv.–févr. 2026
Communes et régions éligibles au régime 7 %
Le régime à 7 % n'est pas accessible partout en Italie. Il est réservé aux communes réunissant deux critères cumulatifs :
- Moins de 20 000 habitants
- Situées dans l'une des régions du Sud ou zones sismiques listées par la loi
| Région | Exemples de communes attractives | Prix immobilier moyen |
|---|---|---|
| Abruzzes | Lanciano, Vasto, Guardiagrele | 800 – 1 500 €/m² |
| Molise | Campobasso (périphérie), Termoli | 600 – 1 200 €/m² |
| Campanie | Villages de l'arrière-pays, Cilento | 700 – 1 500 €/m² |
| Pouilles | Ostuni, Cisternino, Locorotondo | 1 000 – 2 000 €/m² |
| Basilicate | Matera (communes voisines), Maratea | 700 – 1 400 €/m² |
| Calabre | Tropea, Scilla, Gerace | 500 – 1 200 €/m² |
| Sicile | Taormine (hors cœur), Raguse, Agrigente | 800 – 1 800 €/m² |
| Sardaigne | Oristano, Nuoro, nombreux villages côtiers | 900 – 2 000 €/m² |
Dans mon expérience d'accompagnement de retraités français, les régions les plus plébiscitées sont la Calabre (coût de la vie très bas, mer et montagne accessibles) et la Sardaigne (cadre de vie exceptionnel, communauté francophone active). Pour approfondir vos options immobilières dans ces zones, consultez nos guides acheter une maison en Calabre et acheter une maison en Sardaigne.
Simulateur : êtes-vous éligible à la flat tax 7 % ?
Avant même de consulter un expert fiscal, vous pouvez vérifier en quelques secondes si vous remplissez les conditions de base du régime art. 24-ter. Les trois critères cumulatifs sont :
- ✅ Vous percevez une pension versée depuis l'étranger (France ou autre pays)
- ✅ Vous n'étiez pas résident fiscal en Italie durant les 5 années précédant votre installation
- ✅ Vous vous installez dans une commune éligible de moins de 20 000 habitants dans une région du Sud ou zone sismique
Outil indicatif — le résultat ne se substitue pas à un avis fiscal personnalisé. Les situations mixtes (fonctionnaires, double pension, revenus fonciers) méritent une analyse approfondie avec un commercialista franco-italien.
La flat tax à 7 % : l'avantage fiscal qui change tout

C'est sans doute l'argument le plus puissant pour attirer les retraités étrangers en Italie. Depuis 2019, l'Italie propose un régime fiscal exceptionnel appelé flat tax à 7 % (article 24-ter du TUIR), spécifiquement conçu pour les retraités percevant des revenus de source étrangère.
Comment fonctionne ce régime ?
Si vous êtes retraité français et que vous décidez de vous installer dans une commune italienne éligible de moins de 20 000 habitants — principalement dans les régions du Sud (Sicile, Sardaigne, Calabre, Campanie, Basilicate, Molise, Pouilles, Abruzzes) —, vous pouvez opter pour ce régime et payer un impôt forfaitaire de seulement 7 % sur l'ensemble de vos revenus étrangers, quelle que soit leur nature : pension de retraite, revenus locatifs en France, dividendes, etc.
Quelles sont les conditions ?
- Ne pas avoir été résident fiscal en Italie durant les 5 années précédant la demande
- S'installer dans une commune de moins de 20 000 habitants dans les régions éligibles
- Faire la demande lors de la première déclaration de revenus italienne (modèle 730 ou Redditi PF)
- Le régime est valable 10 ans, renouvelable sous conditions
Quel est l'avantage concret ?
En France, une pension mensuelle de 2 500 € brut est soumise à l'impôt sur le revenu selon le barème progressif, qui peut atteindre 30 % ou plus. Avec la flat tax italienne à 7 %, l'économie est considérable. Sur une année, un retraité percevant 30 000 € brut pourrait économiser plusieurs milliers d'euros par rapport à une imposition classique.
Un cas typique que j'accompagne régulièrement : un couple de retraités du privé, touchant ensemble 3 800 € nets par mois depuis la France, s'installe dans un village de Calabre de 8 000 habitants. Résultat : leur impôt annuel passe de plus de 9 000 € (IRPEF classique) à environ 3 200 € (flat tax 7 %). Soit une économie nette d'environ 5 800 € par an — de quoi financer plusieurs voyages ou améliorer confortablement leur cadre de vie.
Important : La France et l'Italie ont signé une convention fiscale bilatérale. Une fois résident fiscal en Italie, vous ne payez en principe plus l'impôt en France sur votre pension — sauf cas particuliers (comme les fonctionnaires de l'État, par exemple).
Il peut toutefois exister des situations de double imposition selon les cas spécifiques, c'est pourquoi il est fortement recommandé de consulter un expert fiscal spécialisé avant de prendre une décision.
Taxes et impôts en Italie : ce que vous devez savoir
Au-delà de la flat tax, comprendre le système fiscal italien dans son ensemble vous évitera les mauvaises surprises. Voici les principales taxes auxquelles vous serez potentiellement soumis en tant que retraité résident en Italie.
L'IRPEF (équivalent de l'impôt sur le revenu)
Si vous n'optez pas pour la flat tax à 7 %, vos revenus seront soumis à l'IRPEF (Imposta sul Reddito delle Persone Fisiche), l'impôt sur le revenu des personnes physiques. Il est progressif, avec des tranches allant de 23 % à 43 %. Pour la grande majorité des retraités, la flat tax reste donc bien plus avantageuse.
L'IMU (taxe foncière)
Si vous achetez un bien immobilier en Italie, vous serez redevable de l'IMU (Imposta Municipale Propria), l'équivalent de la taxe foncière française. Le taux varie selon les communes (entre 0,4 % et 1,06 % de la valeur cadastrale). Bonne nouvelle : si votre logement est votre résidence principale (prima casa), vous en êtes exonéré. Notre guide complet sur les impôts immobiliers en Italie vous détaille toutes les taxes à prévoir.
La TVA (IVA)
Le taux de TVA standard en Italie est de 22 %, avec des taux réduits à 10 % (restauration, hôtellerie) et 4 % (produits alimentaires de base). Rien d'exceptionnel à signaler pour un retraité, mais il est bon de le savoir.
Double résidence fiscale : attention au risque
Si vous conservez un pied-à-terre en France tout en vivant principalement en Italie, vous devez impérativement établir clairement votre résidence fiscale. Le fisc français peut contester votre départ si vous conservez des liens forts avec la France (famille, comptes bancaires, activités). La règle des 183 jours (résider plus de la moitié de l'année en Italie) est un critère clé, mais pas le seul. Consultez notre article sur la convention fiscale France-Italie pour comprendre précisément où vous serez imposable.
Formulaire S1 : votre sésame pour les soins de santé en Italie

C'est l'une des questions les plus fréquentes des futurs retraités expatriés : "Serai-je couvert médicalement en Italie ?" La réponse est oui — à condition d'accomplir les bonnes démarches avant votre départ.
Qu'est-ce que le formulaire S1 ?
Le formulaire S1 (anciennement E121) est un document européen qui permet à un retraité de bénéficier des soins de santé dans son pays de résidence — ici l'Italie — aux frais de son pays d'affiliation, c'est-à-dire la France via l'Assurance Maladie.
En clair : vous vivez en Italie, vous êtes soigné par le système de santé italien (Servizio Sanitario Nazionale, SSN), et c'est la Caisse Primaire d'Assurance Maladie française (CPAM) qui rembourse les dépenses à la caisse italienne correspondante.
Comment obtenir le formulaire S1 ?
- Contactez votre CPAM avant de partir et signalez votre installation en Italie
- Demandez explicitement le formulaire S1 (formulaire de liaison pour soins de santé à l'étranger)
- Une fois obtenu, remettez-le à l'ASL (Azienda Sanitaria Locale) de votre commune en Italie
- Vous serez alors enregistré dans le SSN et pourrez choisir un médecin traitant (medico di base)
Qui peut en bénéficier ?
Tout retraité percevant une pension française (retraite de base ou complémentaire), qu'il soit affilié à la CNAV, à la MSA ou à un autre régime. Les conjoints à charge peuvent également bénéficier de la couverture via le S1 du titulaire de pension.
Conseil : n'attendez pas d'être arrivé en Italie pour faire cette démarche. Lancez la procédure au moins 3 mois avant votre départ, les délais administratifs pouvant varier.
Soins de santé en Italie : comment ça fonctionne pour un retraité français ?
Une fois votre formulaire S1 enregistré auprès de l'ASL locale, vous intégrez le Servizio Sanitario Nazionale (SSN), le système de santé public italien. Voici ce que cela signifie concrètement.
Le médecin traitant (medico di base)
Comme en France avec le médecin traitant, vous choisissez un médecin de famille en Italie. C'est lui qui vous orientera vers les spécialistes, rédigera les ordonnances et assurera le suivi de votre santé. Les consultations chez le médecin traitant sont gratuites pour les inscrits au SSN.
Les spécialistes et les examens
Pour consulter un spécialiste ou passer des examens, vous aurez besoin d'une prescription de votre médecin traitant. Une participation aux frais (ticket sanitario) peut être demandée — généralement entre 20 et 50 €. Les retraités aux revenus modestes peuvent bénéficier d'exemptions (esenzioni).
Les médicaments
Les médicaments essentiels sont partiellement ou totalement remboursés selon leur classification (classe A, B ou C). Un ticket peut s'appliquer selon votre région et votre situation personnelle.
Faut-il souscrire une mutuelle complémentaire ?
Le SSN est un bon filet de sécurité. En pratique, peu de personnes souscrivent une mutuelle privée en Italie, car le système de santé public fonctionne déjà de manière assez complète, un peu comme une mutuelle intégrée.
Cependant, certains expatriés choisissent tout de même de souscrire une mutuelle internationale pour accéder à des soins privés dans de meilleures conditions et réduire les délais. Des acteurs comme April Expat, AXA International ou Cigna proposent des formules adaptées aux retraités européens. Notre guide des assurances en Italie pour expatriés compare les principales options disponibles.
Checklist : préparer sa retraite en Italie pas à pas

Voici une liste pratique des étapes clés à suivre pour organiser votre installation en Italie sans stress :
6 à 12 mois avant le départ
- ☐ Choisir votre région et votre commune (éligibilité à la flat tax ?)
- ☐ Consulter un conseiller fiscal franco-italien pour optimiser votre situation
- ☐ Vérifier la convention fiscale France-Italie pour votre type de pension
- ☐ Estimer votre budget mensuel en Italie (logement, alimentation, santé, loisirs)
- ☐ Prévoir un ou plusieurs séjours de repérage dans la région choisie
3 à 6 mois avant le départ
- ☐ Contacter votre CPAM pour demander le formulaire S1
- ☐ Informer votre caisse de retraite de votre futur changement de résidence
- ☐ Obtenir votre codice fiscale (numéro fiscal italien) auprès du consulat d'Italie en France — voir notre guide pour obtenir votre code fiscal italien
- ☐ Anticiper la vente ou la mise en location de votre logement en France si nécessaire
À l'arrivée en Italie
- ☐ S'inscrire à l'anagrafe (registre de la population) de votre commune
- ☐ Déposer le formulaire S1 auprès de l'ASL locale
- ☐ Ouvrir un compte bancaire italien
- ☐ Choisir votre médecin traitant (medico di base)
- ☐ Déclarer votre changement de résidence aux impôts français
- ☐ Souscrire une assurance habitation et, si souhaité, une mutuelle internationale
- ☐ Faire enregistrer votre adresse au consulat de France en Italie (recommandé)
Première année de résidence
- ☐ Déposer votre première déclaration de revenus italienne et opter pour la flat tax à 7 % si éligible
- ☐ Vérifier que vos pensions arrivent bien sur votre compte bancaire italien
- ☐ Contacter un commercialista (expert-comptable italien) pour votre suivi fiscal annuel
Conclusion
Prendre sa retraite en Italie, c'est bien plus qu'un choix de style de vie — c'est une décision qui peut s'avérer fiscalement et médicalement très avantageuse pour un retraité français. La flat tax à 7 % (art. 24-ter), l'accès au système de santé via le formulaire S1, un coût de la vie modéré dans de nombreuses régions : les atouts sont réels et concrets.
Mais pour en profiter pleinement, la clé est l'anticipation. Plus vous préparez votre départ tôt — en consultant les bons experts, en accomplissant les démarches dans l'ordre — plus votre installation sera sereine. La dolce vita ne s'improvise pas, elle se prépare.
Le message clé à retenir : commencez vos démarches au moins 6 mois avant votre départ, entourez-vous d'un conseiller fiscal spécialisé franco-italien, et choisissez votre commune avec soin. C'est l'investissement le plus rentable que vous puissiez faire avant de poser vos valises sous le soleil italien.
FAQ — Retraite en Italie
Dois-je payer des impôts en France si je suis retraité résident en Italie ?
En règle générale, non. La convention fiscale entre la France et l'Italie prévoit que les pensions privées (retraite du secteur privé, complémentaires) sont imposables uniquement dans le pays de résidence, c'est-à-dire l'Italie. Cependant, les pensions des fonctionnaires de l'État français restent imposables en France, même si vous vivez en Italie. Consultez un conseiller fiscal spécialisé pour connaître votre situation précise avant tout déménagement.
Puis-je bénéficier de la flat tax à 7 % si j'habite dans une grande ville comme Rome ou Milan ?
Non. Le régime de l'article 24-ter est réservé aux communes de moins de 20 000 habitants, situées dans des régions spécifiques du Sud de l'Italie : Sicile, Sardaigne, Calabre, Campanie, Basilicate, Molise, Pouilles et Abruzzes. Si vous choisissez de vous installer à Rome, Milan ou Florence, vous serez soumis au régime IRPEF classique (23 % à 43 %).
Ma femme ou mon mari peut-il être couvert par le système de santé italien grâce à mon formulaire S1 ?
Oui, sous conditions. Un conjoint à charge (sans propre droit à la retraite ou sans activité professionnelle) peut être rattaché à votre formulaire S1 et bénéficier ainsi de la couverture du SSN. Si votre conjoint perçoit sa propre pension française, il devra faire sa propre demande de formulaire S1 auprès de sa CPAM.
Combien de temps dure le régime flat tax à 7 % et peut-on le renouveler ?
Le régime fiscal à 7 % de l'article 24-ter est accordé pour une durée maximale de 10 ans à compter de l'option (exercée lors de la première déclaration italienne). Il n'est pas renouvelable au-delà de cette période. À l'issue des 10 ans, vous serez soumis au régime IRPEF classique, sauf si de nouvelles dispositions législatives venaient à modifier ce cadre. Il est donc conseillé d'anticiper cette échéance dès le départ.
Quelles démarches faut-il accomplir pour bénéficier de la flat tax à 7 % ?
Vous devez : (1) vous installer dans une commune éligible de moins de 20 000 habitants dans une région du Sud ou zone sismique ; (2) ne pas avoir été résident fiscal en Italie durant les 5 années précédentes ; (3) opter expressément pour ce régime lors du dépôt de votre première déclaration de revenus italienne (modèle 730 ou Redditi PF). L'option doit être exercée dans les délais impartis — un commercialista (expert-comptable italien) peut gérer l'ensemble de ces formalités pour vous.
Puis-je acheter un bien immobilier dans une commune éligible à la flat tax ?
Absolument, et c'est même souvent recommandé. Devenir propriétaire dans une commune éligible ancre votre résidence et sécurise votre éligibilité à long terme. De plus, si vous faites de ce bien votre résidence principale (prima casa), vous êtes exonéré d'IMU (taxe foncière italienne). Les prix dans les régions éligibles restent très attractifs : entre 500 et 2 000 €/m² selon la zone et le type de bien.
La flat tax à 7 % s'applique-t-elle aussi aux revenus locatifs que je perçois en France ?
Oui. Le régime de l'article 24-ter s'applique à l'ensemble des revenus de source étrangère, qu'il s'agisse de pensions, de loyers perçus en France, de dividendes ou de plus-values. Tous ces revenus sont imposés au taux unique de 7 % en Italie. Attention toutefois : certains revenus peuvent rester imposables en France selon la convention fiscale bilatérale. Une analyse cas par cas avec un expert fiscal franco-italien est indispensable.



